"créer un article", ça fait déjà longtemps... une envie bizarre puisque je commence à réellement haïr les blogs. c'est éphémère et en même temps ça dévoile souvent trop. c'est pour ça que je me range derrière ceux qui tirent un trait. et c'est peu dire croyez moi. et même si beaucoup vivent la même chose en ce moment, c'est je pense personnellement différent pour chacun. d'abord d'énormes regrets. gros, énormes, avant même d'avoir fait le premier pas. pas de volonté, pas d'ambition, après tout ce qui s'est passé, je devient pâle et reste inerte devant tout. ça fait pitié, exactement. puisque je ne sais pas où je me lance ni pourquoi. indécise. c'est le mot. et pour tout. ça en devient agaçant, déprimant et rageant pour le monde entier. dure à supporter j'avoue. mais ça changera surement, parce que là, c'est la transition. le moment de vide complet où j'ai perdu tout ce que j'avais dans la tête et où je pense à perte. c'est le moment inutile, où je crois que je perds mon temps. mais en fait non puisque je me souviens qu'on ne le perd jamais trop. mais c'est une période assez étrange parce que je ne parvient pas à imaginer l'avenir. je l'ignorais, et maintenant je le vis. tant pis, ça passera. je tire un trait sur un passé qui m'a fait grandir, évoluer et me découvrir. avant je crois que je ne me connaissais pas entièrement. ça a tout changé pour moi, vraiment tout. au moins je pars avec des souvenirs, comme tous c'est sûr, mais pas les mêmes bien sûr... quelque chose de mémorable. et à coté, tout le reste. un amour démesuré surement trop dévoilé, des tensions personnelles bien trempées, des amitiés qui se ressemblent beaucoup trop et qui me font me rendre compte qu'aucune ni aucun d'eux te remplace depuis 18ans. malgré qu'on ne puisse vraiment beaucoup se voir (à cause surement de mes méditations prolongées) il n'y a que toi. et c'est ta présence qui m'a peut être le plus touchée ce jour-là. j'ai vu que rien n'avait changé, malgré mes doutes et méfiances. c'est ça le bonheur. j'aimerais tellement en profiter, avec toi seule. j'ai des idées un peu démesurées. je ne sais pas du tout ou je vais me retrouver. peut être bien que ce départ me fera reprendre confiance et conscience. je l'espère à moitié. bien heureusement, que ce n'est pas moi face à moi même, que je me sens protégée et que je suis rassurée et que j'en ai besoin puisque tu sais à quel point je suis peureuse. c'est ça qui m'aide. je souffre de tout gâcher parfois et d'être aussi maladroite. mais je fais avec et j'essaie tant bien que mal de nous faire passer outre. car depuis un an je ne fais qu'avancer et je ne me sent pas la force de continuer seule. je t'apporte si peu. et toi tu m'apportes tant. c'en ai dégoutant. mais ces moments, inoubliables, pour rien au monde je ne voudrais qu'il s'effacent de ma mémoire. et même si j'ai des regrets, je veux qu'on avance pour te prouver que ce n'était rien. je me sent plus forte depuis toi. et même si je doute beaucoup pour cet avenir, proche et tellement inconnu, qui m'attend, je veux continuer ce que j'ai entrepris, dans tes mains. tout ça sans oublier le principal, ce sentiment si intense que j'ai pour ces personnes si proches (et si loin) de moi, pour qui je me laisserai entière. difficile de faire un bilan, a fortiori quand il est mitigé. et si flou pour tout le monde (sauf pour moi). alors aujourd'hui qui vivra verra. en attendant, je tente de regarder vers l'horizon, comme je le faisais si bien avant...